LOVE LIFE

Anna Kendrick en figure de proue d’une série rom-com, à la tendance rose bonbon. Mais les aventures de Darby, cette guide de musée, apparaissent comme une fresque assez réaliste sur les pièces d’un puzzle amoureux. Homme et femme mélangés.

LOVE LIFE

L’une des premières productions estampillées HBO Max, le nouveau service streaming de… HBO, « Love Life », diffusée sur OCS, est la parfaite série pour remonter un bout de sa vie, surtout amoureuse. Les coups d’un soir, les romances ratées, les amis et le job, Darby (Anna Kendrick) est comme nous. Pas mal de femmes et d’hommes vont sûrement se retrouver à travers les traits de Darby. C’est sous cette image un peu naïve que la création signée Sam Boyd trouve un écho plutôt sympathique.

Les regrets d’une relation prometteuse, c’est un peu le sens premier de « Love Life ». Qui donc pour interpréter notre amoureuse échaudée? Anna Kendrick est l’actrice toute trouvée pour se glisser dans la peau d’un personnage tel que celui-ci. La comédie bavarde colle bien à Kendrick, très à son affaire. Le tandem de colocataires qu’elle forme avec son amie Sara (Zoe Chao) est un petit moment de légèreté, mais également une vitrine ou un coup d’oeil dans le rétro sur nos différentes relations, amicales et amoureuses.

S’empilant dans un bon rythme, assez pour nous garder alerte, l’histoire de Darby se visionne facilement, sans se creuser les méninges; apprendre de ses erreurs en vulgarisant le fin mot (de l’histoire) de cette charmante série, sans prétention. Bien qu’il serait facile de casser du sucre sur l’histoire en elle-même, « Love Life », derrière ses petites situations quotidiennes, couvre (ou couve) la routine d’un couple, assez barbante pour briser une romance passionnelle. En ce qui concerne Darby, en couple avec Augie (Jin Ha), cette relation lui brisera les ailes. Le petit spectre amoureux qui va et vient, toujours bien niché dans un coin de notre tête. La série l’érode, le corrode et le débrode ce joli fil de soie spectral. L’amour fantomatique qui évolue, en seconde couche, vers les aléas du célibat et les fameuses amourettes d’un soir. L’amour ça s’en va et ça revient, il est éphémère ou parfois plus tenace.

Kendrick en interprète énergique, parfois maladroite, demeure la grande force du show. Dans sa forme générale, « Love Life », malgré des facilités et son apparence convenue, est un agréable divertissement, une rom-com assez tenue pour un samedi soir en amoureux… ou en solitaire.