Raised By Wolves

Peut-être inégale, certes, mais diablement audacieuse, « Raised by Wolves » expose rien que par son postulat de base une idée qui charme : l’impossibilité de contrôler les croyances humaines. Sous la houlette du légendaire Ridley Scott, cette nouvelle production HBO Max offre un voyage hallucinant d’esthétique. La beauté des paysages d’une planète inconnue, où […]

Raised By Wolves

Peut-être inégale, certes, mais diablement audacieuse, « Raised by Wolves » expose rien que par son postulat de base une idée qui charme : l’impossibilité de contrôler les croyances humaines. Sous la houlette du légendaire Ridley Scott, cette nouvelle production HBO Max offre un voyage hallucinant d’esthétique.

La beauté des paysages d’une planète inconnue, où des androïdes prennent soin d’enfants humains. Ne lésinons pas sur les mots : « Raised by Wolves » a mis les petits plats dans les grands. Nous retrouvons Ridley Scott à la production et réalisateur des deux premiers épisodes, le tout orchestré et écrit par Aaron Guzikowski (« Prisoners »). Un conte SF polarisant et diablement original. Rien que pour cette prise de risque, la série mérite d’être visionnée. Une trame narrative très dense et un sacré mécanisme pour attaquer une production qui plaît tout de suite par sa plastique hallucinante, par sa vision chaotique d’un monde futuriste.

Ces androïdes, incarnés par la terrifiante Amanda Collin en mère de substitution, incarnent une étude de la cellule familiale. Écriture cérébrale et vision intrigante, souvent surprenante, la production plaît par son immersion. Difficile de bouder son plaisir face à cette planète vierge de la moindre forme de vie et son discours carrément troublant. Percutante à plusieurs égards, comme cette hallucinante scène finale à l’occasion du premier épisode, « Raised by Wolves » est assurément une création qui pèse, et va peser, dans le milieu sériel. Un tel morceau esthétique qui peine parfois à totalement convaincre, entaché par quelques longueurs et quelques faiblesses rythmiques, mais sa dimension réflexive reste flamboyante par instants, avec en toile de fond cette épopée, presque lunaire, sur des terres inexplorées de notre univers. Sombre et violent, le récit nous garde assis, les yeux rivés – et rougis – sur des épisodes tous plus mystérieux les uns que les autres.